











1Le jouet des flots
Le Jouet des Flots tient son nom d’une pinasse. En novembre 1943, Yves Le Hénaff charge James Bargain et
François Guyader, responsables du « Mouvement Libération Nord » à l’Île-Tudy et du MLN de trouver un
bateau. La pinasse Jouet des Flots (DZ 3 007 mais ensuite immatriculée à Concarneau CC 3 007 pour déjouer
la surveillance allemande, âgée de 14 ans et longue de 14 mètres) a été achetée en janvier 1944 à Douarnenez
au patron Stanislas Brelibet de Tréboul.
2La rafle du 20 juin 1944
les Allemands font une rafle à l'Ile-Tudy. Ils mettent en état d'arrestation
quatorze résistants, marins-pêcheurs, du groupe « Libération Nord » déportés à Dora et
Ellrich
3L'église Saint-Tudy
Église typiquement bretonne en granit avec son architecture du XVe siècle. Construite entre 1783 et 1877, elle est un point incontournable. Le grand porche appelé « porche du baptême » avec son arc brisé, ses voussures et ses tores à méplat en fait un site unique. À l’intérieur de l‘église se trouvent piliers, bénitier et enfeu du XVe siècle. L’autel est en granit. Dans le chœur, vous pourrez admirer Notre Dame de la Clarté du XVIe mais aussi la statue de Saint Tudy (pignon ouest) et le Christ en croix du XVIIe siècle. L’artiste Anna Coatalen, fille du révérend Arthur James Hook, du Somerset en Grande Bretagne, créa trois vitraux inspirés par, et pour l’église de l’Ile-Tudy, en étroite collaboration avec le maître verrier, Antoine Le Bihan. Anna et son mari Hervé venaient dans cette église depuis 1948.
4Le phare de la Perdrix
Ce phare de la côte bigoudène n’a plus d’utilité pour la navigation, mais il reste l’emblème de l’estuaire de la
rivière de Pont-L’Abbé.
Seule tourelle peinte à damiers noirs et blancs en France, son nom changeait en traversant l’estuaire : appelée
« la perdrix » à l’Île-Tudy, elle devenait « les perdrix » du côté de Loctudy. Aujourd’hui, seul le mot « perdrix »
est peint sur sa tourelle. Situé sur un amas de petites roches (d’où elle tire le nom « perdrix ») repéré en 1865
mais ne figurant pas à l’époque sur les cartes, le conseil municipal décide d’installer en 1886 une tourelle en
maçonnerie, conique, rouge, surmontée d’un voyant sphérique de la même couleur.
5La conserverie de la pointe
En 1857, a été installée la toute première conserverie à l’Île-Tudy. Fondée par un négociant nantais, l’usine
Martin, est également surnommée « la Friture de l’Île-Tudy »
6La place de la cale et l’abri du marin
La place de la cale avec ses restaurants, ses bars et ses terrasses, est depuis toujours le cœur de l’île. Autrefois,
les bateaux y déchargeaient leur pêche. De la fin du XVIe siècle au milieu du XIXe siècle, l’Île-Tudy était le
premier port bigouden. Elle a en effet connu son heure de gloire au XVIe siècle quand ses marins participèrent
à la grande aventure du cabotage Atlantique.
C'est également sur cette place qu'un des abris du marin a été construit.
Maison de particuliers depuis 1933, cette maison rose était
autrefois l’un de ces douze abris du marins construits par
Jacques de Thézac de 1900 à 1933. D’octobre 1908 (date de
son inauguration), à 1933, il devint un alternatif sain du
cabaret : un pôle de sociabilité pour les marins-pêcheurs où
alcool et jeux d’argent étaient interdits. À l’entrée, il y avait
auparavant d’écrit sur la façade la devise de ces abris :
« Aimons-nous les uns les autres ».
7La rue des Dentellières
Activité de substitution pratiquée lors des périodes de chômage des ouvrières des conserveries, le picot
bigouden est devenu un remarquable savoir-faire.
8La Villa Kermaria
Édifiée vers 1895 par le quimpérois Victor Floch, commis principal
des Postes et Télégraphes, la villa Kermaria témoigne de la
transition de l’Île-Tudy du statut d’un village de pêcheur à un lieu
de villégiature.
9La base d’hydravions
Durant la Première Guerre mondiale, du 20 octobre 1917 au 19 janvier 1919, l’Île-Tudy a accueilli une base
américaine d’hydravions. La base est désormais occupée par le centre Berry Tudy, tandis que la cale
américaine est utilisée par l’ostréiculteur CARIOU ainsi que pour la mise à l’eau des bateaux de plaisance.
10La digue de Kermor
En 1852, après plusieurs épisodes de tempêtes ayant entraîné des brèches dans la dune (au moins trois
brèches) et des submersions marines dans le marais, le projet de construction de la digue de Kermor voit le
jour à proximité de l’ancien gué Truck.
Après deux années de travaux, 20000 m3 de matériaux, une digue de 525 mètres de long est mise en place.
Cette construction marque un tournant dans l’histoire de l’île : elle permet en effet de tracer un chemin
permettant de rejoindre Combrit à pied sec. Enfin, le contrôle des débits entrants et sortants par les vannes
de la digue a eu pour conséquence une modification drastique du paysage.