



















1Le château des Barons du Pont
Afin de leur servir de forteresse, ce château fut construit aux 13ème et 14ème siècles par les barons du Pont, devenus alors de puissants seigneurs. En 1675, lors de la «Révolte des Bonnets Rouges» les paysans protestant contre les nouvelles impositions, dévastèrent le château et l’incendièrent. Au début du 18ème siècle, le corps de logis, qui abrite aujourd’hui la Mairie de Pont-l’Abbé, fut reconstruit sur les anciennes caves. Durant la révolution, il servit également de prison. Depuis 1955, ce château, fièrement dressé au pied de la rivière, abrite également dans son donjon le Musée Bigouden. Profitez d’une balade ou d’un pique-nique dans le jardin des douves.
2Le port et le Pont habité
Aux 18ème et 19 ème siècles le port de Pont-l’Abbé était un lieu de commerce important. On y exportait le grain, le poisson, les pommes de terre, le bois. On importait le vin, le sel et les épices.
Aujourd’hui le port accueille quelques bâteaux, offre une balade agréable et un point de vue magnifique sur le pont et le donjon du château. Le pont de Pont-l’Abbé est un des neuf ponts habités que l’on peut trouver en France.
3Le chemin de halage
Longtemps, les infrastructures portuaires de Pont-l'Abbé se limitent à un quai du 14ᵉ siècle situé à proximité du pont. C'est afin de répondre à l'augmentation du trafic et du tonnage des bateaux que les autorités locales et certains négociants font construire, au 19ᵉ siècle, le linéaire de quais et les cales que nous connaissons aujourd'hui.
La remontée du cours sinueux de la rivière pose un autre problème. Depuis le Moyen-Âge, les bateaux les plus importants sont remorqués par une chaloupe à avirons à partir de la pointe de Rosquerno. Les hommes doivent ramer 5 à 6 heures pour arriver au port. Lorsque les vents sont contraires, les navires sont halés sur ancres à l'aide du cabestan.
4L'estuaire, un havre pour les oiseaux
L'hiver venu, près de 15 000 oiseaux, appartenant à une trentaine d'espèces différentes, trouvent refuge dans l'estuaire de Pont-l'Abbé (rivière de Pont-l'Abbé et anse du Pouldon). En 2006, le site est classé Site Natura 2000 au titre de son intérêt ornithologique majeur. La présence de la spatule blanche lui confère une importance internationale.
5Les oiseaux marins
Les images de nuées de mouettes et de goélands au-dessus d'une décharge ouverte, suivant un bateau en retour de pêche ou un tracteur labourant un champ, sont connues de tous. Ces oiseaux marins et côtiers sont des opportunistes. Ils trouvent, à proximité de l'homme et de ses activités, tout ce qu'il faut à leur épanouissement.
Cette promiscuité est plus ou moins bien vécue par l'homme. Le grand cormoran est certes moins téméraire. Néanmoins, il a longtemps été perçu par les pêcheurs comme un concurrent et, à ce titre, persécuté.
6Les canards
Les canards présents dans l'estuaire de Pont-l'Abbé viennent essentiellement de Scandinavie et de l'ouest de la Sibérie. Les oiseaux ont l'habitude d'emprunter chaque hiver les mêmes routes et de regagner les mêmes lieux. Ils y trouvent une température plus clémente, des journées plus longues et une nourriture plus abondante. À la veille du printemps, ils font le chemin inverse.
7Les limicoles
Les caractéristiques morphologiques de chaque espèce déterminent la façon de se nourrir. Tandis que les grands échassiers, à l'instar du héron, peuvent s'enfoncer dans l'eau et utiliser leur bec comme un poignard, les petits échassiers restent pour leur part en bordure de l'eau, sur les vasières. Selon la taille et la forme du bec, ils fouillent la vase à la recherche de crustacés, de vers ou de petites crevettes plus ou moins enfouies. Ainsi se met en place une forme de coexistence naturelle où chacun trouve à se nourrir.
8Les grands échassiers
Le bois de Bodillo, face à vous, accueille de janvier à août une colonie de hérons cendrés et d'aigrettes garzettes. Ils s'y reproduisent chaque année dans des nids situés au sommet des pins. À terme, les ornithologues estiment qu'il est possible que la spatule blanche les rejoigne pour nidifier.
9L'estuaire à travers le temps
Jusqu'au milieu du 19ᵉ siècle, l'Île-Tudy est une île habitée par une communauté maritime. À marée basse, elle est reliée au continent par un fragile cordon de sable que la mer fait et défait selon ses humeurs. En 1853, la construction d'une digue de 500 mètres, entre l'île et la pointe du Haffond sur Combrit, soustrait au jeu des marées la vaste zone humide située à l'arrière de l'île et du cordon. Avec la poldérisation de cette surface, l'Île-Tudy perd son insularité.