Circuit d'interprétation de Treffiagat - Le marais de Léhan

  • Pédestre
Parking du chemin des dunes, 42 Rue de Lehan, 29730 Treffiagat

Description

Partez à la découverte de l'histoire, de la faune et de la flore de cet espace naturel. Départ/Arrivée conseillés : Parking du chemin des dunes Le balisage terrain prévaut toujours sur les documents papier ou numériques. Sens de l'itinéraire : libre -Une aire de pique-nique est présente sur le circuit. - $Une aire de jeux est présente sur le circuit Conseils avant de partir : Équipez-vous bien avant le départ : boisson, en-cas, sac pour emporter vos déchets. Avis aux promeneurs : -Votre responsabilité de promeneur est engagée en cas d’accident résultant d’imprudence ou d’inattention de votre part. -Restez discret et courtois avec les autres usagers ou les riverains. Randonner avec son chien : -Le circuit parcourt un espace naturel sensible, il est obligatoire de tenir votre chien en laisse pendant toute la durée de la randonnée. Afin de visualiser les variantes et le tracé en détails, nous vous conseillons de télécharger une application lisant les fichiers GPX (openrunner, gpx viewer ou tout autre application de lecture de fichiers gpx de votre choix).

Prestations

Animaux acceptés

Environnement

  • A proximité des commerces
  • A proximité du GR
  • En centre ville
  • Vue port
  • Quartier historique

Points d'intérêt

Points d'intérêt

1Le marais de Léhan

À l'origine, le site n'était pas un étang mais une zone d'arrière-plage, probablement une plaine littorale ouverte sur la mer dont le niveau se situait sans doute 4 à 5 mètres plus bas qu'aujourd'hui. Le paysage a été façonné par l'accumulation de sédiments marins et éoliens, formant un cordon dunaire qui, en se refermant progressivement, a piégé les eaux continentales, donnant naissance à cet étang côtier. On trouve dans le sous-sol et jusque sous la plage des dépôts de tourbe, reliques d'anciens environnements humides et boisés, qui confirment ces changements du paysage au fil du temps.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, Treffiagat vivait essentiellement de l'agriculture et de la pêche artisanale : le paysage autour de l'étang de Lehan était constitué de champs cultivés et de zones de pâturage pour le bétail tandis que les ressources naturelles du marais (roseaux, gibier) étaient localement exploitées.

Ces dernières décennies, l'étang de Lehan, avec son caractère pittoresque, est devenu un lieu très prisé : le menhir immergé, déjà connu localement, a attiré l'attention des visiteurs et l'urbanisation a progressé, avec la construction de maisons individuelles qui témoignent de l'attrait résidentiel du site.

Depuis plusieurs années, une prise de conscience environnementale a émergé : l'intérêt écologique et ornithologique du marais a conduit à des mesures de protection, le transformant d'un simple point d'eau agricole en un site naturel préservé, aujourd'hui reconnu pour sa biodiversité et son rôle éducatif.

2Un havre pour les oiseaux

Eau libre, roselière, prés salés, prairies... du fait de la diversité de ses milieux, le marais de Lehan est un lieu très accueillant pour les oiseaux, qui peuvent s'y reposer ou s'y alimenter. Avec les autres marais littoraux, c'est un lieu de halte nécessaire pendant leur migration.

Entre les nicheurs, les migrateurs et les hivernants, en une dizaine d'années, ce sont 138 espèces différentes d'oiseaux qui ont été observées sur Lehan, ce qui est remarquable pour une zone humide de taille modeste.

Les abords de l'étang sont régulièrement fréquentés par les oiseaux pêcheurs qui harponnent les poissons d'un coup de bec rapide. Hérons et aigrettes complètent leur menu par d'autres animaux, couleuvres, grenouilles, vers ou crustacés.

3Les limicoles des vasières

Courlis, chevaliers, bécasseaux, vanneaux... autrefois classés dans les échassiers, les limicoles sont des oiseaux qui recherchent leur nourriture sur les vasières qui regorgent de petits vers, crustacés, mollusques ou larves d'insectes.

Suivant la longueur de leur bec, les oiseaux cherchent leurs proies plus ou moins profondément dans le sol.

4Eau douce et milieu salé

Le plan d'eau est aujourd'hui un étang d'eau douce mais les sols du marais ont gardé les traces du temps où l'étang était envahi régulièrement par l'eau de mer. Sur les vases solidifiées s'est développée toute une végétation dominée par les plantes halophiles (qui supportent le sel).

La salicorne est la plante la plus typique de ces vases salées : elle accumule le sel dans ses tissus. Il en existe près d'une dizaine d'espèces en Finistère, très difficiles à différencier. En fin d'été, les plants de salicorne deviennent rougeâtres, changeant la physionomie du marais.

5La roselière

Même si elle n'est pas ici très étendue, la roselière constitue un milieu fermé où le regard ne pénètre pas. Ses habitants vivent ainsi cachés à l'abri des prédateurs, il faut donc guetter le moment où ils se montrent furtivement le long de la rive.

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